Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 21 h, un feu se déclare dans un casier en exploitation d’une installation de stockage de déchets. Les pompiers circonscrivent l’incendie, puis le personnel épandent de la terre à l’aide d’engins pour l’étouffer.

Quatre jours plus tard, l’inspection des installations classées effectue une visite sur site et constate que :

  • l’incendie n’est pas totalement éteint : des fumerolles sont présentes dans le casier, sous la couche de terre utilisée pour étouffer le foyer ;
  • la barrière de sécurité active est détruite sur 18 m de la digue de rehausse du casier ; une partie de cette digue de rehausse est par ailleurs entièrement dépourvue de barrière de sécurité active (contrairement à ce qui est prévu dans le dossier technique) ;
  • le réseau de captage de biogaz et de recirculation des lixiviats du casier sont endommagés ;
  • le casier impacté par l’incendie est de nouveau en activité (des apports de déchets sont effectués sur le côté opposé de la zone incendiée) sans que les travaux de réparation n’aient été entrepris ;
  • le bassin incendie de 350 m³ est vide puisqu’il est actuellement utilisé afin de stocker des concentrats. Les services de secours n’avaient pas été prévenus de cette modification des moyens de lutte contre l’incendie.

Un arrêté de mesures d’urgence est pris. L’inspection demande à l’exploitant d’arrêter les apports de déchets dans le casier incendié et de détourner les déchets vers des installations d’élimination autorisées. L’exploitant doit assurer régulièrement une surveillance en dehors des heures d’ouvertures du site.

Sept jours après l’accident, vers 18h45, les pompiers sont alertés par une odeur de gaz. L’exploitant effectue un tour de site avec les pompiers afin de constater les odeurs de biogaz. Celles-ci sont dues à la manipulation des déchets du jour et aux lixiviats. Les pompiers et le personnel repartent du site vers 19h10. Le lendemain, vers 9 h, un nouveau départ de feu se déclare.Jusqu’à 11h15, les pompiers recouvrent la zone de 24 m³ de mousse afin de bloquer les entrées d’air. L’exploitant laisse la zone sous surveillance. La membrane d’étanchéité est contrôlée.

2 jours plus tard, des sondages sont effectués en surface avec un détecteur infra-rouge et à 1,5 m de profondeur avec une sonde de température pour identifier des points chauds résiduels. Un point chaud est identifié : les déchets sont extraits à l’aide d’une pelle à chenille puis mélangés avec de la terre. Il est constaté que les déchets échauffés sont principalement constitués de fines particules de déchets de bois. Les travaux de réparation (pose de membrane, réparation des drains endommagés) sont effectués les jours suivants.

Suite à l’accident, l’exploitant recherche la source de déchets ayant pu engendrer l’incendie à l’aide de prélèvements de lots de déchets puis détermination visuelle.

Un incendie a déjà eu lieu sur ce site en 2016 (ARIA 48484).