Pollution
Humain
Environnement
Economique

Sur une zone portuaire, 28 des 44 cellules cylindriques verticales en béton d’un silo de céréales de 37 150 t explosent lors d’un transfert de maïs d’un camion vers les installations. Le silo est presque plein et les boisseaux intercalaires constituent la majorité des capacités de stockage vides. Le plan rouge est déclenché. Dix employés et 1 pêcheur sont tués ; leurs corps seront retrouvés plusieurs jours plus tard sous les gravats. Un autre employé est gravement blessé. Des débris sont projetés jusqu’à une centaine de mètres ; de nombreux projectiles ont atteint différents réservoirs de stockage d’une entreprise voisine et des canalisations de transfert entre les réservoirs et l’appontement public ont été rompues. Des dommages aux habitations (bris de vitres, chutes de plâtres…) sont observés jusqu’à une distance de l’ordre de 500 m du silo. Le site sera rasé. Les dommages sont évalués à 160 MF.

L’enquête mobilise, pendant 8 mois, 2 agents à plein temps d’un organisme tiers, mandaté par le Ministère de l’Environnement en appui de l’inspection des installations classées. Des chocs ou frottements mécaniques au niveau du ventilateur du circuit centralisé de dépoussiérage ou un début d’incendie par auto-échauffement au niveau de la réserve à poussières est à l’origine de l’explosion de poussières qui s’est propagée dans le silo. La société est condamnée à 1 MF d’amende et placée sous surveillance judiciaire pendant 3 ans ; le directeur est condamné à 18 mois de prison avec sursis et 58 KF. Les prescriptions de l’arrêté ministériel du 11 août 1983 relatif aux silos sont actualisées. Un arrêté du 29 juillet 1998 fixera les nouvelles obligations réglementaires en matière notamment de conception, d’implantation et d’aménagement général des installations, et de prévention des risques.

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