Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 23h50, un feu se déclare dans un bâtiment industriel de 1 200 m², d’une société de pigments et colorants. Les pompiers interviennent pour l’extinction et la protection des bureaux et du stockage extérieur. Après contact avec l’exploitant, les pompiers actionnent la vanne qui permet le confinement des eaux d’extinction dans le bâtiment. Le lendemain, les secours maîtrisent le feu et constatent, après plusieurs reconnaissances, la présence de colorants verts dans l’AZERGUES. Suite à un problème sur la vanne de confinement, les eaux d’extinction se sont répandues dans la zone d’épandage puis dans l’AZERGUES par débordement. Le Maire, l’exploitant, la gendarmerie se rendent sur les lieux pour traiter le problème de la pollution. Des coussins pneumatiques et des tas de terre sont mis en place dans les réseaux et la vanne est condamnée. Une société spécialisée pompe les eaux colorées retrouvées dans l’AZERGUES pour les envoyer en filières déchets (10 t d’eau pompée en amont de l’AZERGUES). 2 jours après l’incendie, les pompiers constatent l’arrêt de la fuite dans l’AZERGUES.

80% du bâtiment industriel (stock et zone de fabrication) sont détruits, la partie administrative est épargnée. La structure du bâtiment est partiellement effondrée. La pollution de couleur verdâtre est visible sur 50 m du point de rejet. Il n’y a pas d’impacts sur la faune aquatique. Des tests sur les fumées d’incendie montrent qu’il n’y à aucun risque : il n’y a pas de toxicité constatée.

Les causes de l’incendie ne sont pas identifiées.

L’inspection des installations classées et l’agence française pour la biodiversité se rendent sur place, 2 jours après l’incendie. Un arrêté de mesure d’urgence est prescrit à l’exploitant afin notamment :

  • d’évacuer la totalité des eaux d’extinction et des produits dangereux présents sur le site,
  • de confiner les eaux pluviales susceptibles d’entre en contact avec des matières incendiées,
  • d’interdire l’accès au site,
  • de procéder à des prélèvements conservatoires sur les eaux d’extinction et de les analyser.

Une entreprise spécialisée pompe 15 t d’eaux d’extinction contenues dans la zone de rétention pour destruction dans une filière adéquate. L’exploitant prévoit la destruction de 150 t de déchets solides par une société spécialisée. Il fait nettoyer l’ensemble du réseau d’eaux pluviales. Il envisage également :

  • la démolition et la reconstruction complète du bâtiment,
  • l’augmentation de la capacité de rétention,
  • la diminution des matières présentes sur le site,
  • le renforcement de la vanne de confinement pour éviter toute fuite.