Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 10h45, dans une station d’épuration, le dysfonctionnement de la vanne de fond provoque la vidange partielle des boues contenues dans un digesteur. Le ciel gazeux du digesteur se retrouve alors en communication avec la bâche d’évacuation des boues digérées par la conduite de trop-plein, libérant 2,3 t de biogaz dans l’atmosphère pendant 2h30. Le POI est déclenché. La fermeture de la vanne manuelle en aval de l’installation permet la reprise du remplissage du digesteur, isolant à nouveau le ciel gazeux de l’atmosphère.

La casse de la vanne de chasse de fond du digesteur par fatigue mécanique est à l’origine de l’incident. Le mode de gestion des alarmes de pression basse en salle de contrôle n’identifiait pas la rupture mécanique de la commande déportée de la vanne comme cause de ce type de situation anormale, ce qui a retardé la compréhension du problème et sa résolution. En effet, la position de la vanne affichée sur le synoptique en salle de contrôle était basée sur l’activation de son ouverture et non sur sa position effective en fin de course.

Actions

L’exploitant a fait un diagnostic d’état des vannes similaires utilisées dans la station. Trois vannes sont potentiellement concernées et la modification des câblages est programmé. Les fins de courses sont positionnés sur les vannes et non sur les servomoteurs. L’affichage de la position de ces vannes est modifié pour être basé sur l’arrivée en fin de course et non sur leur simple activation.

Les modes opératoires de gestion des alertes de positionnement de la vanne et de pression basse dans le digesteur est complété pour prendre en compte la rupture mécanique de la commande de vanne

Le mode opératoire de graissage des vannes est mis à jour en intégrant une nouvelle périodicité de graissage.

Le personnel de conduite est formé à ces nouveaux modes opératoires.