Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une raffinerie, un bac d’eau d’une capacité de rétention de 30 000 m³ contenant des eaux de pluie et des eaux usées chargées en hydrocarbures déborde vers 14h30 à la suite de précipitations exceptionnelles. Le surplus d’eau est entraîné dans l’émissaire, portion du canal de Marseille au RHÔNE. Cette portion du canal est sécurisée en permanence par 3 barrages flottants. Ces barrages permettent de retenir l’essentiel des eaux huileuses qui ont débordé du ba. Toutefois une partie est allée au-delà en raison de la violence des intempéries. Une nappe de pollution de 5 km de long sur 500 m de large est constatée sur l’étang de Berre ainsi que sur le canal Marseille- RHÔNE et des dépôts huileux sont visibles sur la plage du Jaï sur 1 km. Des oiseaux englués dans des hydrocarbures sont découverts.

L’exploitant déclenche le POI et envoie un communiqué de presse. Les municipalités et la préfecture sont mobilisées. Les secours et des employés de la raffinerie installent des barrages absorbants supplémentaires et réalisent des opérations de brassage avec des moyens nautiques.

La plage du Jaï est interdite et 40 personnes (employés de la raffinerie et sous-traitants) nettoient le littoral. Dans les jours qui suivent (jusqu’au 13/11), les hydrocarbures sont pompés, les barrages sont agrandis (jusqu’à 5 000 m) et renouvelés. Les opérations de dépollution se poursuivent durant 15 jours.