Pollution
Humain
Environnement
Economique

A la suite d’une erreur de raccordement lors d’une livraison, 100 l de chlorure d’aluminium (AlCl3) sont dépotés, à 8h15, dans une cuve contenant 11 000 l d’hypochlorite de sodium (NaClO) dans une station d’épuration. La réaction de ces deux produits dégage du dichlore. Deux agents sont incommodés et transférés à l’hôpital pour contrôle. Le dégagement gazeux est confiné au sein du bâtiment de 800 m³. La réaction se poursuit jusque vers 13h40. La quantité de chlore formée est évaluée entre 1 et 11 kg, correspondant à une concentration, à l’intérieur du bâtiment, de l’ordre de 500 à 5 000 ppm. Les appareils de mesure atmosphérique des pompiers sont saturés. L’inspection des installations classées est informée et demande l’appui d’un organisme spécialisé dans la gestion des situations d’urgence. Dans la soirée, la cellule d’intervention aux risques chimiques des sapeurs-pompiers installe une ventilation pour faire baisser la concentration en chlore dans le bâtiment. Un extracteur positionné à l’entrée dirige un flux d’air chloré vers un rideau d’eau qui permet de réduire sa concentration avant rejet à l’atmosphère. La concentration en chlore du flux sortant varie entre 0 et 10 ppm. Aucune présence de chlore n’est détectée en limite de site. L’aération se poursuit avec injection d’air frais pour la rendre plus efficace. Les nappes résiduelles contenues dans les rétentions sont diluées à l’eau.

Le site est laissé sous la surveillance de l’exploitant pour le week-end. Le 20/01/14, la concentration résiduelle de chlore dans le bâtiment n’excède pas quelques ppm. L’exploitant propose un protocole d’élimination de l’hypochlorite de sodium, de l’eau des cuvettes de rétention et des cristaux de sel qui se sont formés. Après validation du protocole par l’inspection des installations classées, les déchets sont évacués en filière spécialisée le lendemain. Le 22/04/14, l’inspection des IC contrôle le résultat de l’opération de nettoyage. La ventilation du bâtiment est arrêtée.