Pollution
Humain
Environnement
Economique

À 14h50, un tube éclate dans le four de préchauffage de la section de désulfuration d’une raffinerie, libérant 12 t d’un mélange de gazole et d’hydrogène (à 40 bars) qui s’enflamment et provoquent un violent incendie.

Un opérateur était à l’oeuvre dans la section. Après avoir détecté le début d’incendie dans le four, l’évacuation de la zone est commencée. Un deuxième opérateur arrive sur les lieux, sans doute pour le changement de quart. À 14h55, le feu s’intensifie à cause de l’effondrement du tube et blesse gravement les 2 employés. L’un d’eux décède à l’hôpital le lendemain matin.

Les secours refroidissent des installations adjacentes ; la grande quantité d’eau utilisée provoue le débordement des égouts. Le préjudice matériel est estimé à 500 000 euros (sans les pertes de production dues aux 6 mois d’arrêt).

La rupture du tube est due à une corrosion à chaud par les soufre causée par une insuffisance d’entretien et une pollution interne forte dans les tubes de convection. La gestion de la maintenance était insuffisante et le remplacement des pièces sous pression n’était pas documenté : les coudes du tube de convection en cause avaient été remplacés en 1997, mais pas le tuyau lui-même qui avait 37 ans.

De plus, la gravité de la situation n’a pas été reconnue dès les premiers signes de l’incident. La procédure d’urgence en cas d’incendie dans le four oblige les opérateurs à venir fermer des vannes sous le four, ce qui signifie venir au contact du danger…

L’exploitant améliore la maintenance et la documentation afférente avec une meilleure gestion des inspections des structures et / ou le remplacement préventif des pièces vieillissantes. Les procédures de travail sont également améliorées et un système d’arrêt du four à distance est installé.