Pollution
Humain
Environnement
Economique

A la suite d’une erreur de livraison, un mélange d’éthanol et de sulfate d’ammonium se produit au niveau d’une cuve dans une société de fabrication de panneaux en bois. Le transporteur informe l’exploitant 25 h après la livraison. L’utilisation de la cuve est stoppée. L’exploitant désactive les équipements électriques présents sur la cuve. L’accès au local est interdit. Un périmètre de sécurité de 10 m est mis en place. Vers 16 h, un huissier de justice confirme la présence d’éthanol. La cuve est vidangée quelques jours plus tard en utilisant des moyens de prévention : 50 m de tuyaux pour raccorder la cuve au camion et mise à la terre du camion. L’eau de rinçage est récupérée. Le transporteur prend en charge les 23 t d’éthanol et d’eau de rinçage. Les 22 t de sulfate d’ammonium sont détruites. Les dommages matériels et pertes d’exploitation s’élèvent respectivement à 3 000 € et 6 000 €. La société met à l’arrêt la production de la chaîne de panneaux bruts durant 1h30 afin d’arrêter le soutirage de la cuve et de passer sur des conteneurs de 1 000 l de sulfate d’ammonium. Les dommages liés à la perte des 23 t d’éthanol représentent un coût de 20 000 € pour le fabricant.

Le transporteur a chargé du sulfate d’ammonium pour sa livraison. Lorsqu’il arrive chez l’exploitant, il présente un C.M.R. (convention relative au contrat de transport international de marchandise par route) correspondant bien au sulfate d’ammonium. Un échange involontaire de conteneurs sur une plateforme logistique serait à l’origine de l’inversion de produit.