Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un mois après la remise en eau du réservoir, il est constaté une baisse importante du niveau d’eau retenue par un barrage en remblais, utile pour la défense de la forêt contre les incendies et le tourisme.

À la suite de deux venues d’eau en pied de talus aval, en octobre 2006 et novembre 2011, l’ouvrage reste inactif durant près de 10 ans. Des travaux de réhabilitation définitifs sont réalisés en 2016 sur la conduite de fond qui traverse le barrage. Une tour est construite au pied amont du barrage et connectée à la conduite de fond. Au niveau de la tour, deux vannes guillotines sont installées : une de garde amont, ouverte en exploitation normale et une de réglage aval, fermée en exploitation normale, permettant de maintenir la conduite de fond hors d’eau sous le barrage. La connexion tour-conduite de fond est réalisée par un tronçon de conduite inox monté entre deux manchons. La retenue du barrage atteint la côte normale à partir du 15 mars 2018.

Le 27 avril 2018, une baisse importante du niveau de la retenue, accompagnée d’un fort débit à l’aval du barrage, sont constatés. En 2 jours, la retenue est entièrement vidangée. Des vérifications sont menées sur le talus aval de l’ouvrage sans détection de fuites. L’impact de la vidange sur le cours d’eau et la biodiversité est considéré comme faible par le passage d’un écologue.

Le 29 avril 2018, il est constaté un flambement très important (écrasement) de la conduite inox installée entre les deux manchons. Lors des travaux, il était initialement prévu que cette conduite inox DN600 de 3 mm d’épaisseur comporte une bride à chacune de ses extrémités (liaison bride-bride avec la vanne de réglage de la vidange de fond à l’amont et liaison bride-bride avec un soufflet de dilatation côté aval). Dans cette configuration, la conduite (sans eau à l’intérieur) devait permettre une tenue à la pression extérieure de 25 m de colonne d’eau (soit 2.5 bars). Hors, en cours de chantier, il a été retenu de monter la conduite inox DN600 de 3 mm d’épaisseur sans brides entre deux manchons et sans soufflet de dilatation côté aval. La note de calcul de la conduite n’a pas été remise à jour alors qu’en supprimant les brides, la rigidité et la résistance au flambement sont fortement réduites. De plus, selon le constructeur des manchons, ceux-ci n’étaient pas adaptés sans supportage de la conduite pour reprendre les efforts verticaux. Avec une pression extérieure calculée au moment de la rupture à environ 16 m, alors que la conduite dans cette nouvelle configuration ne supportait que quelques mètres, des mouvements parasites au niveau des manchons ont pu déclencher l’instabilité provoquant le flambement de la conduite entre les deux manchons.

La solution initialement prévue est réalisée 5 mois plus tard (brides+compensateur de dilatation). 6 mois après remplissage du réservoir, une visite technique approfondie confirme un comportement hydraulique et mécanique satisfaisant.