Pollution
Humain
Environnement
Economique

Lors d’un épisode de fortes précipitations, le niveau de la retenue d’un barrage augmente fortement : il gagne 69 cm en 5 h. À 6h45, la cote atteint le seuil du flotteur de sécurité qui se déclenche et provoque l’ouverture d’un clapet. Un agent d’astreinte reçoit une alarme. Sur site à 7 h, il constate la montée du plan d’eau et l’absence de régulation automatique. Il abaisse manuellement un second clapet, puis remet en service le système de contrôle commande. Vers 8h, l’exploitant adresse aux acteurs à l’aval un note d’information telle que prévue dans les procédures de communication en cas de crue. Il y indique que le débit à l’aval du barrage est passé de 80 m³/s à 6 h à 170 m³/s à 8h et que la pointe de débit n’est pas encore atteinte.

Le dysfonctionnement de régulation est la conséquence de travaux effectués la veille de l’événement. Afin d’installer un dispositif anti-chute sur les clapets de l’ouvrage, ceux-ci ont été bloqués en positon haute vers 14 h. Après l’intervention, ils ont manuellement été replacés dans leur position initiale. Cependant, après une intervention manuelle sur ces organes, il est nécessaire de réinitialiser l’automate. Celui-ci doit être disjoncté afin d’acquitter ses défauts pour permettre son redémarrage en automatique. Cette réinitialisation n’ayant pas été faite, les clapets sont restés immobiles lors de la montée du plan d’eau. De plus, une alarme “niveau haut plan d’eau” a été émise à 2 h vers un centre d’astreinte. Les fortes précipitations ayant induit plusieurs alarmes, cette dernière n’a pas été jugée prioritaire et n’a pas été transmise à l’agent d’astreinte locale.

L’exploitant prend plusieurs mesures correctives ;

  • ajout d’une alarme en cas d’un arrêt prolongé de manœuvre de clapet ;
  • mise en place d’une procédure complémentaire de contrôle à la suite d’intervenants externes sur les organes du barrage ;
  • modification du libellé des alarmes pour graduer leur urgence ;
  • recyclage régulier de la formation des différents niveaux d’astreinte ;
  • mise à jour et optimisation des procédures d’exploitation intégrant ce retour d’expérience.