Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une usine chimique classée SEVESO, vers 19h10, un agent de maîtrise détecte une fuite avec formation de brouillard sur un rack au-dessus des stockeurs d’acide chlorhydrique 33 % (liquide corrosif et irritant). Il lance l’alerte gaz à partir de la salle de contrôle. Quelques litres d’acide s’écoulent dans la rétention avant d’être neutralisés. Deux opérateurs arrêtent la pompe de recirculation et ferment les vannes des stockeurs. La fuite, localisée sur un transmetteur de pression, est stoppée. A 19h22, la fin d’alerte est lancée. Durant l’évènement, une cellule de crise est mise en place, avec information immédiate par téléphone des parties prenantes : mairies, préfecture, gare et partenaires de la plateforme. Un communiqué de presse est rédigé.

Une expertise met en évidence qu’un boulon était manquant et qu’un second était desserré au niveau des brides. Le supportage de la tuyauterie entre 2 points fixes est à l’origine de la fuite aux brides à cause du fluage du joint lors des dilatations thermiques. Ces phénomènes entraînent la déformation irréversible du joint conduisant à une fuite de produit transporté dans la tuyauterie. Cette dilatation explique également le desserrage des boulons constatés lors de l’événement.

Suite à l’incident, le support supérieur du montage est supprimé et un guide longitudinal (étrier non desserré) est installé sur la tuyauterie pour limiter les déplacements horizontaux créés par d’éventuelles sollicitations extérieures et par les vibrations de la tuyauterie. Les autres brides du secteur sont contrôlées sans détecter de montages équivalents ou d’anomalies.