Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans un terminal méthanier classé Seveso seuil haut, une canalisation alimentant un générateur à mousse se rompt lors d’une opération de purge manuelle d’un réseau GNL.

Circonstances de l’événement

Le système de détection gaz a lancé une séquence d’arrêt d’urgence sans décompression (le terminal était à l’arrêt). Une pompe incendie démarre conformément à la matrice détection / action. La séquence de démarrage de la pompe incendie ne va pas à son terme et reste bloquée dans le 2ème temps du démarrage par auto-transfo. Ceci implique une augmentation de la pression du réseau d’eau incendie (16 bar).

Conséquences

Un piquage sur le réseau enterré en SVR (Stratifié Verre Résine) se décolle et provoque une fuite d’eau. Une fuite est aussi détectée sur un autre générateur à mousse. Plusieurs générateurs à mousse sont indisponibles.

Mesures prises

Après isolement des fuites, l’exploitant réalise un contrôle d’étanchéité du réseau et hormis l’indisponibilité de ces générateurs de mousse, le réseau incendie est dans un état normal de fonctionnement.

Analyse des causes

Selon l’exploitant, l’analyse de l’accident pointe une anomalie de fonctionnement liée à un problème de consignation électrique. En fonctionnement normal, le 2ème temps de démarrage par auto-transfo ne dure que 2 à 3 s. Le jour de l’événement, il est resté bloqué à cette étape. Une modification de séquence est à prévoir pour qu’une vanne de déverse soit libérée dès le 2ème temps de démarrage par auto-transfo alors qu’actuellement elle n’est libérée qu’au 3ème temps.

L’animation de la pompe incendie sur le système de contrôle industriel (SCI/SCADA/IHM) indiquait également son arrêt alors qu’elle était en marche.