Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un feu se déclare vers 20h30 au niveau de la tête de l’élévateur d’un silo de tournesol de 50 m de hauteur d’une coopérative agricole. Une adhérente du site donne l’alerte en apercevant de la fumée sortir du conduit de rejet d’air filtré. Les pompiers éteignent le grain en combustion dans le pied de l’élévateur puis en tête de l’élévateur. Ils éteignent également un point chaud dans la chambre à poussières à l’extérieur du site. Les employés vidangent le boisseau dans lequel est stocké le tournesol qui a transité par le circuit de manutention et qui était prêt à être expédié le lendemain. L’opération se termine vers 3 h. Les 3 m³ d’eaux d’extinction utilisés sont récupérés. Le site disposant d’un second système de manutention, l’activité est maintenue.

L’origine de la combustion est le frottement de la sangle de l’élévateur contre la paroi de celui-ci. Le point chaud généré brûle la poussière accumulée dans la tête de l’élévateur puis le gommage enrobant le tambour autour duquel tourne la sangle. La sangle finit par céder. Le fonctionnement de la manutention étant asservi au système d’aspiration centralisé, la poussière en combustion est aspirée dans le filtre à manche et met le feu aux manches filtrantes. De la poussières en combustion est également envoyée dans la chambre à poussières via le circuit d’évacuation des déchets. Une partie de la poussière en combustion tombe dans le pied de l’élévateur, provoquant ainsi la combustion des poussières accumulées.

L’exploitant constate que le système de détection de déport de sangle n’a pas détecté le décalage alors qu’il était fonctionnel après un contrôle réalisé le lendemain de l’incendie. Il étudie le remplacement de ces capteurs par des systèmes de détection de température. Ces systèmes permettraient de détecter les dysfonctionnements plus précocement.