Pollution
Humain
Environnement
Economique

A 7h23, un capteur détecte une fuite de gaz dans un dépôt de GPL. L’exploitant met le site en sécurité en isolant le secteur de la fuite. La police établit un périmètre de sécurité englobant la zone industrielle. La circulation est interrompue. Les employés évacuent le site. Le nuage de gaz est dissipé suite à son arrosage par les secouristes du site. Des relevés d’explosimétrie confirment l’absence de danger. Le périmètre de sécurité est levé. L’activité du site reprend dans la journée.

La fuite serait due à un rejet de soupape sur une canalisation de transfert de GPL entre la raffinerie et un site de distribution. En effet, une disjonction de l’alimentation électrique d’un onduleur a entraîné la mise en sécurité de toutes les installations du site de distribution. Les vannes motorisées GPL qui sont des vannes à sécurité positive se sont donc fermées alors qu’un transfert de GPL était en cours depuis la raffinerie. L’augmentation de pression sur la canalisation couplée à un possible défaut de tarage sur la soupape d’expansion thermique (ouverture à 13 bar au lieu de 16 bar) en amont d’une des vannes motorisées fermées a entrainé le relargage de GPL à l’atmosphère. En l’absence total de vent, le GPL a migré vers un point bas où se situe un détecteur de gaz qui s’est déclenché.

Suite à cet incident, l’exploitant a :

  • changé sa soupape et modifié sa pression de tarage
  • vérifié ses installations électriques et procédé à la vérification des éventuelles modifications par un organisme habilité
  • mis en place un contrôle régulier du tarage des soupapes en amont des vannes 1/4 de tour
  • mis à jour ses procédures d’alerte et son répertoire téléphonique.