Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une société de récupération de déchets métalliques, un opérateur réalise des travaux à l’aide d’un chalumeau sur des pièces métalliques. Vers 14h40, alors qu’il découpe une pièce composée de 8 t d’inox et 4 t de titane, des étincelles enflamment titane. Le métal entre en fusion et s’écoule en propageant les flammes.

Les secours sont alertés. Un périmètre de sécurité est établi et les 50 employés évacuent la zone. Les pompiers déversent 100 t de sable sec pour étouffer les flammes et éteindre l’incendie. Ils poursuivent la surveillance de la température du dôme de sable régulièrement pendant 2 semaines. Ce dôme est protégé par un bâchage, avec des cheminées pour évacuer les éventuelles vapeurs d’ammoniac en cas de contact titane/eau. Lors de l’enlèvement du dôme, un dernier contrôle de la température du sable/titane restants est effectué.

Le sinistre entraîne l’émission de fumées toxiques d’ammoniac (jusqu’à 300 ppm ) sans conséquences pour la population. Les sables utilisés en apport ne sont pas pollués et sont laissés sur place pour utilisation interne. Les scories de titane/inox sont triées et, si possible, négociées sinon envoyées vers un centre de stockage autorisé. Les sols et les eaux souterraines sont analysés pour vérifier l’absence de pollution.

L’incendie a pour origine le chalumage non prévu d’une pièce contenant du titane par un sous-traitant. Celui-ci avait pour instruction de ne découper que les pièces qui lui étaient indiquées. La pièce concernée, une pièce de 12 t contenant 4 t de titane n’aurait pas due être découpée. Elle possédait un marquage indélébile “inox et titane” visant à éviter les erreurs.

A la suite de l’accident, l’exploitant entame des démarches pour demander son raccordement au réseau d’eau de ville, la borne incendie la plus proche étant située à 500 m du site. Pour pouvoir intervenir rapidement en cas de feu de métaux, il met en place un stockage permanent de 1,5 t de sable sur une palette à l’abri de l’humidité.