Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une usine d’emballages et de matériaux d’isolation pour le bâtiment, un feu se déclare vers 16 h dans un local de stockage de 200 m² abritant 400 m³ (8 t) de rouleaux de mousse de polyéthylène. Un employé passant à côté du bâtiment aperçoit de la fumée s’échappant du local et donne l’alerte. Son supérieur appelle les secours externes. Les pompiers mobilisés sur plusieurs casernes attaquent le feu par le haut après l’effondrement de la toiture et circonscrivent l’incendie à ce seul bâtiment. Le feu est éteint vers 19 h avec 3 lances, dont l’une sur échelle. Durant l’intervention, un périmètre de sécurité est mis en place et le trafic ferroviaire sur la ligne Paris-Marseille est coupé.

Le local et le stock de mousse sont détruits. Aucune pollution des sols n’est constatée et les eaux d’extinction de l’incendie se seraient en grande partie vaporisées. L’intervention rapide et importante des moyens de secours extérieurs a permis d’empêcher toute communication par effet domino de l’incendie aux autres bâtiments de stockage proches.

Les causes de l’incendie restent inconnues, le local était dépourvu de chauffage et simplement équipé de 4 néons sur une rampe d’éclairage. Un acte de malveillance n’est pas exclu, un départ de feu ayant eu lieu le 4/03 dans un atelier et un cambriolage par effraction ayant été constaté durant le week-end précédent l’incendie. Compte-tenu de ces faits, la police effectue une enquête. Les prélèvements de matière par chariot élévateurs ne sont réalisés dans ce local que de manière ponctuelle en fonction des besoins de l’atelier de transformation (réalisation de sacs ou autres…). Une enquête interne est diligentée pour vérifier si des mouvements ont été effectués le jour du sinistre.

Aucun blessé n’est à déplorer, les 45 employés ne sont pas en chômage technique. La coupure d’électricité a été initiée de manière volontaire dans le secteur concerné sans affecter la production. Il n’y a pas de conséquences environnementales. Les résidus de charpente et de couverture calcinés devront être évacués, la destruction du bâtiment dont les murs porteurs ont été affectés par l’incendie, est prévue. Le stock détruit est évalué entre 25 et 30 k€.

Un élu se rend sur place. L’inspection des installations classées réalise une inspection ponctuelle le lendemain. Elle demande à l’exploitant un rapport relatif à l’accident, l’analyse des causes et ses conséquences. La visite du parc de déchets met en évidence leur présence en quantité nettement supérieure à celle retenue pour le scénario incendie. L’inspection des IC demande à l’exploitant soit de revoir le calcul, soit de revenir rapidement à la surface maximale initialement prévue pour ce stockage. Cette visite met également en évidence la présence de bonbonnes de gaz pleines et vides utilisées par les chariots élévateurs de l’usine et stockées en limite d’établissement. Compte tenu de la suspicion de malveillance, il est demandé à l’exploitant de réfléchir à un emplacement moins visible du stock.