Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un orage se déclare à proximité d’un dépôt de liquides inflammables protégé par un paratonnerre à dispositif d’amorçage (PDA). Les effets indirects de la foudre endommagent une des 4 cartes d’interface de l’ordinateur. Cette carte était interfacée avec le réseau bus rapatriant les alarmes de sécurité de niveau haut des réservoirs des dépôts. L’exploitant détecte le dysfonctionnement au moyen de la supervision du dépôt lui indiquant le défaut de communication. L’exploitant ne dispose pas de carte de secours et ne peut la remplacer rapidement. Il informe l’ensemble des personnels d’exploitation et demande le renforcement de la vigilance lors du suivi des feuilles de cadence. L’exploitation se poursuit ainsi pendant 5 jours avant le remplacement effectif de la carte d’interface de l’ordinateur.

L’ensemble des alarmes de sécurité de 4 des 6 dépôts de la société implantés dans un périmètre de quelques kilomètres sont retransmises sur un ordinateur de supervision au bureau des opérateurs, afin que ceux-ci soient avertis par signal sonore du déclenchement d’une alarme sur l’un des 4 sites et informés par une vue du site indiquant sur l’ordinateur de supervision quel type d’alarme est déclenchée. Ces alarmes sont rapatriées soit par modem à l’aide du réseau filaire, soit par un système de communication radio hertzien ou par liaison filaire via un protocole. Les alarmes de niveau haut des bacs, les détections d’hydrocarbures liquides des cuvettes de rétention et les détections incendie des locaux électriques sont ainsi retransmises. L’ordinateur de supervision possède 4 cartes d’interface raccordées en liaison filaire courte avec modems, convertisseurs, interfaces avec les réseaux ou bus précédemment cités. Il est alimenté en 220 V mono non secouru. La liaison modem passe par le répartiteur téléphonique. Les alarmes remontées à l’ordinateur de supervision sont renvoyées de façon synthétisée vers le chef-opérateur par l’autocom à l’aide d’un boîtier de numérotation vers son téléphone mobile. La carte endommagée n’était pas protégée contre les effets indirects de la foudre.

Suite à cet incident, l’exploitant conserve une carte supplémentaire en secours et met en place les recommandations de l’étude des effets indirects de la foudre réalisée en avril 2006 consistant en la protection, principalement au moyen de parafoudre, de l’ordinateur de supervision, des centrales de regroupement des alarmes, des capteurs et des locaux techniques, des pompes incendie de 3 dépôts, du groupe électrogène de 2 sites et du système d’extinction « hall fût » de l’un d’eux.