Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une usine de traitement de surface de pièces automobiles, un feu se déclare vers 7h30 au niveau d’un bain de décapage contenant 2 000 l d’acide chlorhydrique. Malgré l’intervention du chef d’atelier avec les moyens de secours internes, le sinistre se propage par les gaines de ventilation en polypropylène à 4 500 des 10 000 m² du bâtiment. Un important panache de fumées noires est émis ; la circulation sur la RN 205 est interrompue et une limitation de la vitesse est mise en place sur l’A 40. Les secours publics maîtrisent l’incendie vers 9h30 avec 6 lances à débit variable (5 x 250 l/min + 1 x 1 000 l/min). Un des 2 pompiers légèrement brûlés par des substances chimiques durant l’intervention, est soigné à l’hôpital. Les dommages matériels sont importants : le toit de l’atelier à charpente lamellé-collé est en partie effondré et 3 chaînes de traitement sont détruites. La majorité des eaux d’extinction est confinée dans une rétention, néanmoins une partie d’entre elles et un produit organique de finition s’écoulent dans le ruisseau du CHAMBERON puis dans l’ARVE à la suite, semble t-il, du colmatage par des débris d’incendie d’un caniveau de collecte. Les représentants du conseil supérieur de la pêche et le service de la police des eaux ne constatent aucune trace visible de pollution ; par précaution des prélèvements et des analyses sont effectués. Une défaillance électrique pourrait être à l’origine du sinistre. Des mesures de chômage technique sont prévues pour une quarantaine des 192 employés de l’établissement. Le maire, la presse écrite et télévisée se sont rendus sur les lieux. La gendarmerie effectue une enquête.