Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une forte odeur acre sortant des égouts d’une plate-forme pétrochimique est à l’origine de nombreuses plaintes, notamment de la part d’écoles. L’établissement déclenche son POI et les pompiers dépêchés sur place effectuent des reconnaissances dans le voisinage. Le POI est levé 2h40 après son déclenchement.

De fortes pluies (épisode d’une durée de retour de 4 ans) sont à l’origine du débordement de décanteurs eaux / hydrocarbures du bassin d’orage vers la station d’épuration finale de la plate-forme et vers le milieu naturel. L’évaporation des hydrocarbures a généré des émissions de benzène à l’extérieur du site (le réseau local de surveillance de la qualité de l’air mesure des valeurs supérieures à 100 µg/m³ pendant 3h30, avec un pic à 506 µg/m³). Le déversement direct pendant 2h30 d’effluent non traité dans le milieu naturel est quant à lui à l’origine d’un rejet excessif de DCO et d’hydrocarbures ainsi que de benzène dans le MERLE malgré la mise en place de barrages flottants et de dispositifs d’écrémage et de pompage des hydrocarbures.

La station de traitement finale reçoit les effluents et les eaux pluviales de tous les industriels de la plate-forme et d’une zone artisanale proche ; elle dispose d’un bassin d’orage dimensionné sur la base d’une surface émettrice de 26 ha. La quantité d’effluents rejetée lors de son débordement est évaluée à 6000 m³ et celle de benzène est estimée inférieure à 5 t. Un événement comparable, survenu 3 mois plus tôt avait aboutit au débordement de 14 000 m³ d’effluents pendant 3 h. Pour diminuer la probabilité de renouvellement de ce type d’accident, une quantification des zones arrosables de la plate-forme est effectuée ainsi qu’une analyse de l’adéquation des moyens de traitement existants avec les besoins préalablement identifiés.