Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un feu se déclare vers 9 h sur une presse à mouler dans une usine de fabrication d’objets en bois (dossiers et assises de sièges, joues de tourets…). L’établissement est soumis à autorisation pour la legislation des installations classées et fonctionne en continu. Dans le procédé de fabrication, des particules de bois sont séchées, pressées dans des moules à haute température et liées par une colle (isocyanate, urée-formol ou mélanine-formol). L’installation est arrêtée et l’électricité est coupée. La mise en oeuvre des moyens de lutte internes ne permet pas de contenir l’incendie. Les 94 pompiers externes mobilisés évitent la propagation des flammes aux stocks extérieurs de produits finis et de matières premières (colles, écorces, plaquettes de bois) et à la forêt voisine. Vers 14 h, l’incendie est circonscrit au niveau d’un stock intérieur de produits finis ; il sera définitivement éteint le lendemain soir. Cinq pompiers incommodés par la chaleur ou souffrant d’intoxication et 7 employés légèrement intoxiqués par les fumées sont conduits à l’hôpital ; 1 secouriste et 1 employé resteront en observation pour la nuit. Les dommages matériels sont estimés à 16 M.euros, la destruction de l’outil de production et des ¾ des 3 000 m² de l’usine contraint les 65 employés au chômage technique. 100 t de produits finis, composés de 95 % de bois et de 5 % de colles, sont brûlés dans l’incendie. Le préfet prend un arrêté de mesures d’urgence. La rétention sur site se révèle insuffisante face à l’importante quantité d’eau d’extinction utilisée ; toutefois ces eaux sont très peu polluées et aucun impact n’est constaté sur le cours d’eau le plus proche, le LOT, qui passe à 1 km de l’usine. Selon les 1ers éléments de l’expertise d’assurance, une fuite d’huile sur un groupe hydraulique se serait enflammée au contact de la presse chaude (180 °C).