Pollution
Humain
Environnement
Economique

Lors de l’inspection périodique d’un réservoir dit ‘petit vrac’ dans une société de transport routier, l’opérateur devant remplacer la soupape constate une fuite au niveau du filetage entre cet accessoire et le clapet porte soupape, qui permet le replacement du réservoir en pression. Ne parvenant pas à revisser la soupape, il est obligé de libérer le système et une fuite plus importante se produit. L’employé colmate alors la fuite à l’aide d’une plaque métallique, d’un torchon mouillé et d’une sangle. Les pompiers et la gendarmerie alertés mettent en place un périmètre de sécurité. La société d’entretien vidange ensuite le réservoir dans un camion, brûle la phase gazeuse restante et remplace la soupape, ainsi que le clapet porte-soupape par du matériel équivalent, mais de meilleure qualité. Aucune conséquence n’est signalée. Le réservoir de 10 m³, fabriqué en 1985, ré-éprouvé en novembre 1995, contient du propane sous une pression maximale de service de 16 bars. L’examen visuel du clapet et de la soupape révèle des déformations importantes du corps du système clapet, des filets et du corps de la soupape. Le corps du clapet présente une déformation telle que la coupelle ne se positionne plus parfaitement sur son siège et que l’étanchéité n’est plus assurée. Celle des filets du clapet empêche de revisser la soupape d’origine. Cette dernière a une légère déformation de son corps, du côté opposé au vissage avec le clapet. L’hypothèse d’un montage en force des différentes pièces en 1995 est privilégiée, du fait du rapprochement de ces 3 déformations. Une enquête est réalisée pour vérifier que les équipements réparés par ce même prestataire ne sont pas affectés d’un défaut similaire.