Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une fuite d’ammoniac (NH3) se produit le week-end vers 22h10 sur les installations de réfrigération d’un entrepôt frigorifique. Un périmètre de sécurité de 200 m est établi et la population se confine. Le personnel technique de l’entreprise stoppe la fuite. L’accident est dû à l’ouverture intempestive d’une soupape de sécurité installée sur un receiver de la salle des machines principale et dont l’orifice de rejet est collecté et reporté en toiture. La soupape fait partie d’un dispositif limiteur de pression constitué de 2 soupapes montées en parallèle sur un robinet inverseur par vanne 3 voies. La soupape tarée à 16,5 bars s’est ouverte sans raison apparente, les enregistrements de pression indiquant une pression normale de fonctionnement de l’installation lors de l’incident (12 bars). Cette soupape qui faisait l’objet de contrôles et de vérifications réguliers, avait notamment été remplacée en 1998 ; située dans la salle des machines elle est donc protégée d’une éventuelle dégradation liée aux intempéries. Le rejet d’NH3 a été détecté par des capteurs situés dans les combles sous la toiture. Une alarme s’est déclenchée lorsque le 2ème seuil (4 000 ppm) a été atteint, provoquant la mise en sécurité par arrêt total de l’installation et alertant un technicien d’astreinte par transmission téléphonique ; ce dernier est sur place 15 mn plus tard. Les pompiers prévenus par le voisinage (odeur) sont sur les lieux à 22h45, suivis 5 mn plus tard du responsable technique et du directeur de l’établissement. La soupape défectueuse est remplacée durant la nuit et les installations redémarrent le dimanche matin sous surveillance renforcée. La quantité d’NH3 rejetée en hauteur (8,5 m) et sous forme vapeur est évaluée à quelques kilogrammes ; celle-ci ne nécessite pas d’appoint de frigorigène dans l’installation. Aucun dommage notable sur l’environnement n’est observé. Une réflexion interne est engagée : collecte des rejets avec détection et neutralisation, remplacement complet des soupapes en changeant si nécessaire le type de ces équipements… L’exploitant note que la chaîne de transmission d’alarme a bien fonctionné et que la collaboration entre les employés et les pompiers a été efficace, notamment en raison des exercices communs réguliers effectués par le passé.