Pollution
Humain
Environnement
Economique

A la suite des précipitations qui se sont abattues fin mai 2016 en Ile de France, des remontées d’eau sont observées à travers des plaques d’égout situées entre les bâtiments abritant des fours d’une verrerie classée Seveso seuil haut. L’eau se propage dans des galeries techniques et inonde le site. L’exploitant déclenche son POI le 01/06 à 10 h. Il prend la décision d’évacuer son personnel. A 14h55, une perte d’alimentation électrique se produit et les groupes électrogènes prennent la relève. La hauteur maximale d’eau atteinte au point le plus bas du site est de l’ordre de 1 m au niveau de la zone sud du site (pic de la crue le 02/06 à 8 h).

Difficultés observées

Pendant et à la suite de la crue, l’exploitant veille à :

  • conserver son outil de production en bon état (maintien en température des fours de verrerie), tout en s’assurant du maintien en service des réseaux d’utilités (gaz, électricité…) ;
  • assurer la sécurité du site (difficultés d’accès aux installations, capteurs de détection de gaz inopérants, système d’extinction automatique inopérant…) ;
  • maintenir la communication en interne et externe (l’autocommutateur téléphonique du site n’étant plus alimenté les communications téléphoniques se font à l’aide de téléphones portables) ;
  • pouvoir reprendre rapidement son activité (approvisionnement en matériels spécifiques, contrôle de l’état des installations).

Conséquences

Les conséquences économiques de l’événement sont évaluées à plusieurs millions d’euros. Elles sont liées pour une bonne partie à des pertes d’exploitations. Les dégâts matériels sont en comparaison moins élevés. Une période de chômage partiel affectant 78 employés est observée.

Origine de l’inondation

Le pic de montée de la SEINE à Paris est équivalent à celui de 1982 (6,10 m contre 6,18 m), mais les crues de certains de ses affluents ont atteint des niveaux supérieurs à 1910 (notamment pour le LOING). L’origine de la montée des eaux est un niveau de précipitation exceptionnel sur le mois de mai (le plus important jamais enregistré), avec, depuis le week-end des 28-29 mai, une forte période orageuse suivie de plusieurs jours de précipitations intenses. L’inondation du site s’est caractérisée par une remontée de nappe combinée avec un débordement du canal du LOING. L’eau a ensuite stagné sur le site.

Enseignements tirés

Parmi les éléments de retour d’expérience tirés de cet événement figurent :

  • le recours à plusieurs spécialistes métiers dans la cellule de crise ;
  • la mise hors d’eau de certains équipements (pompes, fourreaux de câbles, dépollueurs des fours, équipements de sécurité) ;
  • la fiabilité des réseaux de télécommunication ;
  • l’identification des équipements vitaux et la révision de leur implantation ;
  • la rédaction d’un plan de continuité de l’activité.

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