Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une tempête cumulée à un épisode de grandes marées provoque l’élévation du niveau de la TEES. L’eau submerge puis érode les digues de protection riveraines. Un terminal portuaire de stockage de produits chimiques en bacs – classé Seveso – est inondé sur 1,8 m au dessus du 0 de référence.

Le personnel se réfugie dans la salle de contrôle située en étage du bâtiment principal. La plupart des cloisons coupe-feu sont submergées. Plusieurs bacs de stockage, peu remplis, sont soulevés par l’eau. Ils endommagent ainsi leurs tuyauteries et les supports associés. Des matériels mobiles du site sont aussi emportés par les eaux. Sur leur passage, ils endommagent d’autres infrastructures fixes. Aucune fuite de produit chimique n’est observée. Du fait de la faible altitude du site, l’eau ne peut pas réintégrer par gravité le lit de la rivière. Elle est donc pompée et ré-acheminée vers la rivière afin de libérer l’accès aux parties stratégiques du site.

Des générateurs mobiles sont installés pour assurer une alimentation électrique à court terme. Les principaux systèmes de commutation électrique et de contrôle des procédés sont endommagés. D’importants travaux sont entrepris pour les remplacer. Les systèmes essentiels à l’activité, comme les alarmes de niveau et les jauges des bacs, sont les premiers à être remis en état. Les opérations de transfert qui, jusque-là étaient automatisées à distance, sont menées en mode manuel et des procédures d’exploitation temporaires sont mises en place. Les cuvettes de rétention des bacs sont inspectées pour vérifier leur étanchéité. Les bacs de stockage soulevés sont remis en place, les tuyauteries endommagées sont remplacées ou réparées. Les équipements électriques sont testés et remplacés si besoin.

Jusqu’au 05/02, plusieurs avis d’inondation prévoyant une élévation du niveau de l’eau avaient été envoyés au site par l’agence environnementale. Mais celui-ci a poursuivi ses opérations : expédition, chargement routier et transfert par canalisation. Comme il se trouve à l’intérieur des terres à plusieurs kilomètres de la côte, les effets de la tempête n’ont été ressenti localement que le 05/02. Les opérations ont alors été mises à l’arrêt et l’alimentation électrique isolée. Une analyse post-inondation est entreprise. Elle recense des événements survenus avant et pendant l‘inondation afin d’en tirer les enseignements. La digue de protection de la rivière a été surélevée. Des travaux sont prévus pour protéger le reste de l’enceinte du site au même niveau. Le niveau final de protection du site conférera à celui-ci un risque de submersion de 0,1 %, soit une inondation tous les 1 000 ans.

Un site pétrochimique (ARIA 46146), une cimenterie (ARIA 46151) et un dépôt chimique et pétrolier (ARIA 46149) sont également inondés ce jour là.

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