Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une pollution aux hydrocarbures est détectée sur la côte proche du port de Sillamäe. L’inspection en charge de la protection de l’environnement se rend sur place et constate que le polluant s’échappe d’un émissaire d’eaux pluviales de la chaufferie voisine. Le vent, soufflant en direction de la terre, rabat la nappe de pollution : 150 m de côte sont pollués. Un barrage flottant est installé et les hydrocarbures sont récupérés sur la côte et mis dans des fûts de 200 l.

L’usine en charge du traitement des 2 400 kg d’eaux et de matériaux souillés collectés estime qu’ils contiennent 240 kg d’hydrocarbures produits à partir des schistes bitumineux de la région qui contiennent du phénol : la concentration en phénol mesurée dans les produits rejetés varie de 0,04 mg/kg à 0,06 mg/kg.

L’inspection constate, au niveau du terminal pétrolier voisin, que le puisard du déshuileur du réseau pluvial de la station de dépotage des wagons n’a pas été vidangé depuis longtemps. La surveillance du niveau de remplissage et la vidange étaient prévues dans le plan d’urgence du dépôt mais n’était pas formalisées par une procédure. Des hydrocarbures mêlés aux eaux pluviales ont rejoint le réseau pluvial du terminal puis celui de la chaufferie, où les eaux sont normalement évacuées, qui débouche en mer. Un rejet de distillat sous vide s’est produit récemment lors du dépotage d’un wagon mais l’accumulation d’hydrocarbures dans le puisard du déshuileur serait antérieure.

Suite à cet événement, l’exploitant du réseau pluvial (qui n’est pas le terminal pétrolier) voit sa taxe de rejet d’effluents doubler (de 13 360 € à 26 720 €) et doit verser une amende de 4 000 euros car il est responsable des effluents rejetés au milieu. Le dépôt pétrolier équipe son réseau pluvial d’alarmes.

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