Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une fuite de gaz naturel est signalée en centre ville vers 11h30 au niveau d’un chantier sur un réseau d’eau. Les services de secours établissent un périmètre de sécurité et effectuent une reconnaissance, quand une explosion 45 min plus tard endommage plusieurs bâtiments. Un incendie atteint les immeubles proches du lieu de l’explosion avant de se propager à d’autres bâtiments. L’intervention mobilise 180 pompiers et 300 policiers. La fuite de gaz enflammée n’est plus alimentée vers 14H15.

Entre 500 et 1000 personnes sont évacuées, dont des enfants, ainsi que du personnel d’une école et d’une crèche ; 38 riverains sont provisoirement hébergés dans un gymnase proche. Un jeune pompier est tué et une quarantaine de blessés est à déplorer. Des enquêtes judiciaire et administrative sont effectuées pour connaître les circonstances et les causes du drame. Le 30/06, 7 personnes sont évacuées préventivement d’un immeuble qui risque de s’affaisser devant lequel l’explosion s’est produite. Des locaux sont encore inhabités en 2012.

Une instruction pour homicide et blessures involontaires ainsi que destruction d’un bien par substance explosive est ouverte contre X après l’accident. Elle comportera les auditions des différents intervenants : services des eaux et du gaz, sociétés en charge des travaux de voirie.

L’instruction judiciaire se termine le 06/01/2010. Plusieurs mises en examen ont été prononcées dans le cadre du dossier : l’opérateur du réseau de gaz, l’entreprise de travaux publics, le service des eaux qui avait passé commande du chantier et une entreprise de travaux publics qui avait travaillé dans le secteur en 2003.

Dans une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel datée du 24/11/2011, le magistrat précise que les responsabilités dans l’explosion sont multiples. Le tragique accident ne peut être reproché à l’action d’une seule société. Un concours de négligences, d’imprudences et un manquement à une obligation réglementaire ont conduit à la fuite de gaz puis à l’explosion. Chaque société sera jugée comme « personne morale » représentée par son dirigeant.

A la suite du procès qui s’est tenu au début de l’année 2014, le tribunal correctionnel de Lyon a rendu le 16/06/2014 son jugement. Les sociétés qui étaient jugées pour homicide involontaire sont relaxées. La société de travaux publics qui a endommagé le réseau de gaz est néanmoins condamnée à verser plus de 70 000 euros aux victimes et proches des victimes de dommages corporels.

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