Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une raffinerie, un feu se déclare à 10h15 dans l’unité d’extraction des aromatiques des huiles ETX2 par du N-Méthyl Pyrrolidone (NMP). Après un arrêt pour inspection règlementaire et travaux, l’unité redémarrée le 19/04 était passée en phase de production le lendemain. L’incendie se développe avec des flammes hautes de 15 m et phases de décroissance ou de reprises. L’exploitant met en oeuvre les moyens fixes et mobiles du site, dont 2 lances à émulseur de 450 l/min pour refroidir et protéger les structures.

Le POI est déclenché à 10h40. A 10h46, une berce émulseur de 8 000 l réapprovisionne un fourgon pompe en action. Le feu est éteint à 11 h, mais le refroidissement des structures se poursuit. L’exploitant découvre l’origine du sinistre à 12h20 : une fuite depuis un presse étoupe d’une sonde de température montée sur le circuit de fond de la tour T103 de la section de récupération de solvant (NMP) et de raffinat. Le diamètre de la brèche avoisine 10 mm. Le POI est levé à 13h25. Les opérateurs poursuivent l’arrosage avec un canon à eau pour éviter tout risque de reprise du feu. Un échafaudage toujours présent dans la zone est déformé par les flammes et de nombreux câbles électriques sont fondus. Le socle en béton protégeant les 2 colonnes de la section de récupération NMP / raffinat est endommagé superficiellement. Lors de l’incendie, 3 à 4 t d’hydrocarbures ont été relâchées ou brûlées. L’intervention de secours s’achève à 15 h.

L’unité est arrêtée, décomprimée, vidée et mise sous azote. L’incendie, dont l’impact économique pour le site est évalué à 1 million d’euros, n’a pas eu de conséquences environnementales significatives.

L’analyse des causes met en exergue le facteur organisationnel et humain lors d’opérations de maintenance de l’unité. Une réduction, non demandée par l’exploitant, a été installée sur un tronçon de la tour qui devait être remplacé à l’identique par un sous-traitant. Les travaux terminés, la réduction est munie d’un bouchon vissé pour effectuer l’épreuve du nouveau circuit, puis enlevé après le test. La canalisation reste ainsi ouverte et son contenu en contact direct avec la sonde de température en l’absence de la mise en place du puits thermométrique spécifique prévu par l’exploitant. Ce dernier modifie les modalités de coopération avec les entreprises extérieures pour les travaux sur les tuyauteries en particulier pour la dépose et la pose de puits thermométriques, ainsi que l’interface avec le service instrumentation interne au site.

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