Pollution
Humain
Environnement
Economique

Des eaux acides issues de la fabrication de colorants et de pigments sont en partie envoyées par canalisation à une installation de neutralisation située à 18 km d’une usine chimique. Entre le 05 août et le 11 août, de multiples fuites successives sont observées notamment sur les 2 premiers kilomètres de la conduite (SVR – DN 400) éprouvée 20 jours plus tôt. Ces défaillances ont été essentiellement observées à proximité des coudes et lors de changement de direction du pipe, alors que la pression n’a jamais dépassé 5 bar (pour une pression de calcul de 10 bar) en milieu acide sulfurique dilué (concentration inférieure à 15 g/l) et à une température inférieure à 35 °C (température admise pour les tubes SVR = 50 °C). La canalisation est arrêtée le 11 août pour défaut générique. La dégradation de l’ouvrage est due à un mécanisme de corrosion sous contrainte en milieu acide. Les analyses effectuées montrent : une ovalisation du tube causée par un compactage trop faible du sol, d’importantes chutes de pression lors des arrêts de pompage du fait d’un mauvais réglage du ballon anti-bélier installé en début de ligne (prégonflage à 1,7 bar au lieu des 0,5 bar préconisés), l’insuffisance du nombre des évents… Des études montrent que, pour des déformations importantes, les pipelines en composite présentent des temps de rupture de quelques dizaines d’heures en cas de corrosion sous contrainte. Finalement, un arrêté préfectoral complémentaire pris le 8 mars 2004 demande la mise en service d’une nouvelle canalisation de transport avant le 30 juin 2006. Elle reprendra le trajet de l’ancienne conduite et ne sera pas fabriquée en SVR mais en polyéthylène haute densité (PEHD). Le coût de l’opération est évalué à plus de 5,5 M.euro.

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