Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 21h45, alors que le dégivrage de la batterie d’un surgélateur est lancé depuis 15 min, une fuite d’ammoniac se déclare au sein d’une usine de plats préparés surgelés. Les opérateurs présents détectent une odeur. Le premier seuil d’alerte (500 ppm) est atteint au niveau des combles (soit 25 fois la valeur limite d’exposition professionnelle). Un second seuil d’alerte (1 000 ppm) est atteint vers 22h30. L’électricité est coupée. Le POI est déclenché. Les 34 salariés évacuent le bâtiment. Une levée de doute est effectuée. Un technicien ferme les vannes d’isolement en amont et en aval de la station. Les armoires électriques générales basse tension sont ré-enclenchées vers 23 h.

Trois salariés ressentent des sensations de picotement dans la bouche ainsi que des maux de tête lors de l’incident. Environ 0,2 t d’ammoniac sont rejetées dans l’atmosphère.

La fuite se situe sur la station de gaz chaud au niveau d’un manomètre. La soudure interne du tube manométrique a cédé. L’âge de l’équipement (20 ans), les différences de températures ainsi que les vibrations de la station de vanne sont à l’origine de cette rupture.

Un CHSCT extraordinaire a lieu 3 jours après. A la suite de l’accident, l’exploitant prend les mesures suivantes :

  • vérification de l’ouverture des vannes d’isolement des manomètres pour ne pas bloquer du liquide derrière des derniers ;
  • vérification de l’état de tous les manomètres montés sur des vannes A4A (comme celui qui a cédé) ;
  • échange des manomètres de plus de 10 ans et ensuite tous les 10 ans, ce qui implique un additif au contrat de prestation avec l’entreprise chargée des manomètres pour vérification technique et métrologique.