Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 17h15, des vapeurs odorantes se dégagent d’un bidon de récupération de déchets dans une société de traitement de surface. Les produits introduits dans ce bidon sont des déchets liquides d’acétone, de gel coat polymérisées et non polymérisées. Environ 242 salariés sont évacués du bâtiment durant près de 3 h. L’exploitant constate la présence d’un bidon partiellement fondu avec un écoulement de résidu liquide dans un bac de rétention. Il procède à l’évacuation du bidon à l’extérieur des ateliers du site avec un transpalette. L’atelier est ventilé. Une baisse progressive de la température du bidon est constatée (passant de 70 °C à 20 °C au bout d’une heure). Vers 19 h, les pompiers mènent des reconnaissances et effectuent des mesures atmosphériques. 8 salariés présentant des symptômes sont transportés à l’hôpital pour des examens. La production est à l’arrêt durant 3 h.

Un mauvais tri des déchets entraînant une réaction exothermique serait à l’origine du dégagement d’odeur. L’exploitant identifie une formation des opérateurs sur les risques liés aux peroxydes insuffisante et inadaptée. Par ailleurs deux bidons de déchets de rinçage sont présents au pied des machines pour limiter les déplacements. Les étiquettes de ces bidons ne sont pas présentes car elles ne résistent pas aux produits. Par ailleurs les bidons utilisés pour les déchets sont semblables à ceux des peroxydes.

Suite à l’accident, l’exploitant modifie le plan d’opération interne et met en place plusieurs actions :

  • sensibilisation des agents sur les risques liés aux peroxydes ;
  • création d’une cellule de crise pour définir des actions à court terme de sécurisation de la manipulation des peroxydes ;
  • surveillance des points de stockage et d’utilisation avec des check-list de contrôle à effectuer ;
  • habilitation à l’emploi du peroxyde pour les machinistes ;
  • mise en place de poubelles à eau pour la récupération des chiffons souillés au peroxyde ;
  • remplacement des rétentions en polyéthylène des machines (résineuses/gelcoat) par des rétentions en inox ;
  • réévaluation du mode de conditionnement des déchets peroxyde.

Un incendie a eu lieu sur le site 17 jours plus tôt (ARIA 53495).