Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 14 h, un jour de fermeture, un feu se déclare sur un tas compact de 4 000 m³ de refus de compost dans un centre de transit de déchets non dangereux. L’exploitant met en place son système d’irrigation agricole pour éteindre l’incendie. Il mélange l’eau d’aspersion des pompiers avec les matériaux en feu à l’aide d’une pelle de manutention. Les pompiers rencontrent des difficultés d’alimentation en eau en raison d’un débit insuffisant du poteau incendie, ce qui les obligent à utiliser un autre poteau. Ils décident de laisser consumer la matière jusqu’au lendemain. La zone est placée sous surveillance durant la nuit. A la demande des pompiers, l’exploitant étale la matière afin qu’elle se consume plus rapidement. Le feu est circonscrit. La surveillance est maintenue les jours suivants. Le tas de déchets consumé est remis en compostage.

L’exploitant aurait remarqué que le feu a démarré en surface du tas de refus de compost. Selon lui, il n’y avait pas de braise à l’intérieur du tas. Cela laisse penser que l’incendie serait d’origine criminelle. La situation administrative de la plateforme d’entreposage des refus de compost est irrégulière et ses aménagements ne sont pas conformes à la réglementation en vigueur.

Suite à l’accident, l’exploitant met en place un système de vidéosurveillance. Il revoit l’organisation de la société afin de minimiser les stocks des matières susceptibles de subir des actes similaires.