Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une verrerie, une cheminée servant à filtrer les rejets en provenance des fours penche dangereusement. L’exploitant balise la zone d’effondrement et arrête le process de traitement des fumées de fours (arrêt de l’injection de chaux). Le 07/05, l’exploitant fait appel à une entreprise de levage pour enlever la partie haute de la cheminée. Les installations de traitement des fumées des fours sont ensuite remises en route.

Les quantités relâchées de plomb et de composés fluorés sont estimées respectivement  à 15,1 g/h et 760 g/h (durée du rejet : 6 jours). L’exploitant indique à l’inspection des installations classées n’avoir observé aucune émission supplémentaire de plomb par rapport à un fonctionnement normal du filtre.

La corrosion interne de la cheminée a fragilisé l’édifice et permis l’inclinaison de celle-ci sous l’effet d’un fort vent. La corrosion a par ailleurs été favorisée par une réaction chimique du SO2 vers du SO3 en milieu humide. L’exploitant juge l’analyse de risque par rapport à ce phénomène comme insuffisante (aucun cas similaire sur d’autres sites industriels).

A titre de retour d’expérience, il est prévu de recourir à des matériaux non oxydables pour la cheminée. Par ailleurs, une étude sera menée sur l’utilisation de matières premières contenant moins de plomb et de composés fluorés.