Pollution
Humain
Environnement
Economique

Caractéristiques de l’ouvrage :

  • DN 100 (114,3 mm)
  • longueur : 609,70 m
  •  pression maximale en service : 6 bar
  •  année de mise en service :1968.

Vers 14h35, une fuite d’hydrocarbures est détectée sur une canalisation de transport reliant l’appontement d’un port aux réservoirs du dépôt pétrolier de Belle-île. 2 600 l d’hydrocarbures (essence, gazole) s’écoulent sans être localisés. Des tests sont réalisés afin de localiser plus précisément la fuite. Selon les premières observations réalisées par l’exploitant, une fissure sur la génératrice latérale de la canalisation de transport et une perforation de celle-ci en génératrice inférieure sont découvertes.

De nombreux travaux pour étanchéifier le pipeline

Le 3 mai, le préfet du Morbihan prend un arrêté d’urgence afin d’encadrer les travaux de réparation et suspendre tout transfert d’hydrocarbures avant d’avoir satisfait à une épreuve d’étanchéité sur l’ensemble du linéaire. Un changement de tube est réalisé avant remise en service de l’ouvrage. Le 9 mai, le remplacement du tronçon endommagé est réalisé mais l’épreuve d’étanchéité met en évidence d’autres fuites. Le 22 mai, d’autres opérations de remplacement de tubes sont effectuées. Le 23 mai, une nouvelle épreuve d’étanchéité est réalisée mais il est une nouvelle fois constaté l’impossibilité de stabiliser le niveau de pression. L’exploitant conclut ainsi à la présence d’autres fuites et envisage de réaliser des fouilles plus importantes afin de mener une expertise par des moyens adaptés et de procéder au remplacement d’éventuels autres tronçons dégradés. En attendant, une solution d’approvisionnement alternative est mise en oeuvre pour alimenter le dépôt pétrolier (déchargement du pétrolier par camions).

Causes des endommagements

Des phénomènes de corrosion dont les causes profondes n’ont pour le moment pas été clairement identifiées seraient à l’origine de l’événement  (endommagement du revêtement par un tiers, inefficacité de la protection cathodique due à la présence de courants vagabonds en lien avec le réseau haute-tension situé à proximité…). L’ensemble des fuites qui ont pour le moment été détectées se situent dans une zone d’environ une centaine de mètres sur laquelle le racleur instrumenté passé en 2018 n’avait rien mis en évidence.
Le coût associé aux réparations déjà effectuées fait état d’une évaluation maximisante de 800 k€.