Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 6 h, une fuite de pétrole se déclare au sein d’une raffinerie sur une canalisation assurant la liaison entre l’appontement et les bacs de stockage d’hydrocarbures. Les pompiers se rendent sur les lieux. Une salle de crise est ouverte par l’exploitant. Des mesures d’explosivité sont effectuées afin de s’assurer qu’aucune vapeur n’est présente au niveau de la voie ferrée à proximité du site. Les valeurs d’explosivité n’ont pas été atteintes. L’exploitant isole la canalisation par fermeture de 2 vannes amont et aval de la zone de fuite. Des moyens de pompage sont mobilisés avec récupération au niveau d’un bassin de décantation à proximité. La pompe utilisée pour récupérer le pétrole dans la canalisation tombe en panne. Seuls 235 m³ sont pompés sur les 500 m³ estimés dans la canalisation isolée. L’extérieur du site est mis sous surveillance continue afin de s’assurer de l’absence de produit hors de l’enceinte de la raffinerie. Des piézomètres sont forés afin de détecter une éventuelle migration de la pollution. L’exploitant creuse une piscine de collecte proche de la zone estimée de fuite afin de drainer la pollution. Le site est surveillé durant le week-end. L’inspection des installations classées se rend sur site le jour même.

La surface impactée est estimée à environ 2 000 m² au niveau du bassin de décantation et 3 000 m² de terrain (fine couche entre 1 mm et 1 cm). Environ 3 à 15 m³ d’hydrocarbures sont suspectés d’avoir été rejetés.

2 mois après l’accident, 700 tonnes de terres polluées sont évacuées. Les opérations de dépollution sont en cours de finalisation. Il n’y a pas eu d’extension de la pollution depuis le jour de la fuite.

L’inspection de la conduite a révélé de la corrosion interne avec présence de cratères au niveau de la fuite.