Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 16 h, dans un centre de tri/transit/regroupement de déchets non dangereux, un conducteur d’engin détecte des fumées blanches se dégageant de palettes tout récemment entreposées. Le conducteur d’engins donne l’alerte. L’alarme incendie se déclenche et le site est évacué. Un périmètre de sécurité est mis en place autour de la zone de stockage des palettes. Les pompiers interviennent et détectent la présence de plusieurs bidons fuyards de 25 l sans pouvoir identifier les produits. Des reconnaissances sont effectuées à l’aide d’un détecteur multigaz. Celui-ci se met à sonner. La décision est prise d’élargir le périmètre de sécurité à l’ensemble du bâtiment. Le risque de pollution chimique est écarté au vu des quantités déversées au sol. Le fournisseur des déchets est identifié et contacté. Il arrive sur site avec la liste des produits présents dans le chargement : il s’agit de déchets dangereux et non dangereux sous forme liquide et pulvérulente. La cellule chimique des pompiers œuvre à la qualification de ces différents produits. Des caisses palettes étanches sont préparées afin de récupérer et stocker en sécurité l’ensemble des bidons du chargement. Une société spécialisée en déchets dangereux apporte son expertise pour le tri et le stockage des produits, puis prend en charge les caisses palettes.

Le site n’aurait pas dû accepter de recevoir des déchets dangereux. Suite à l’événement, l’exploitant effectue un rappel à l’ensemble du personnel sur le fait qu’il est interdit de réceptionner des déchets dangereux et plus généralement des déchets liquides. Il rappelle les procédures de contrôle et les consignes à appliquer en cas de livraison de déchets non conformes (refus, alerte).