Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une fuite d’ammoniac est suspectée le 16/01 à la suite d’un contrôle hebdomadaire d’une des deux tours aéro-réfrigérantes (TAR) d’une usine de transformation de lait et dérivés du lait en poudre et de fabrication d’aliments d’allaitement pour animaux de ferme. Le pH du bac de rétention de la TAR est de 9,27. Une nouvelle mesure de pH, 2 jours plus tard, donne une valeur de 9,49 et un test bandelette de NH4+ indique 500 à 1 000 ppm. Ces mesures, associées au fait que la réserve d’ammoniac est en niveau bas, indique l’existence d’une fuite d’ammoniac au niveau de la TAR. Le gaz est capté principalement par l’eau du circuit de la tour et est évacué petit à petit par la purge de la TAR vers la station d’épuration. Sur les 930 kg d’ammoniac présents, 240 kg ont été relâchés, la fuite pourrait remonter à 10 jours auparavant. Lors du contrôle, la TAR était à l’arrêt. La fuite est localisée au niveau du condensateur évaporatif. Après isolation de la partie fuyarde qui n’est plus utilisable, la TAR est redémarrée.

La fuite est due à la corrosion de l’équipement. En effet, la TAR, en acier, est sensible à l’oxydation et à la corrosion. Le suivi du pH du bac des TAR s’avère être un bon indicateur pour détecter une fuite dans le circuit ammoniac. A la suite de cet évènement, la formation des opérateurs est renforcée.