Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un dimanche, vers 7 h, un feu se déclare dans une cimenterie sur un crible de déchets. L’incendie se propage ensuite à 2 bâtiments, contenant alors, l’un 130 t de pneumatiques broyés, l’autre 90 t de déchets solides broyés (refus de centre de tri) et de résidus de broyats d’automobile. La propagation de l’incendie et la dispersion des fumées sont favorisées en raison d’un fort vent (rafales à 100 km/h). L’exploitant déclenche son POI. La gendarmerie met en place un périmètre de sécurité. D’importants moyens hydrauliques sont mis en place. Le feu est maîtrisé vers 15h30. Le site est mis sous surveillance durant la nuit. Le lendemain, les pompiers poursuivent le refroidissement des déchets des deux bâtiments incendiés. Les 3 cases de copeaux de pneumatiques sont noyées.

Toutes les eaux d’extinction sont récupérées dans les bassins dédiés en cas d’incendie. Le site est mis à l’arrêt. Le four est stoppé, la production de ciment reprendra le jeudi, toutefois sans pneus et sans résidus de broyats d’automobile. Les pertes d’exploitation sont évaluées à 7 millions d’euros.

La cause du départ de feu n’est pas connue : le design du pied de crible est cependant remis en cause. L’analyse de l’événement menée par l’exploitant fait par ailleurs apparaître :

  • des insuffisances au niveau des dispositifs de surveillance et de protection incendie ;
  • le caractère incomplet de l’étude de danger : elle ne couvre pas les conséquences d’implantation d’un nouvel atelier, ainsi que les effets dominos entre ateliers.

L’inspection des installations classées demande à l’exploitant de procéder à un suivi de la qualité des eaux souterraines sur son site.