Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 0h10, un feu se déclare dans un bâtiment de 3 000 m² d’une usine produisant des conserves alimentaires à base de viande de bœuf et des plats préparés. L’incendie se propage au bâtiment mitoyen de même surface. Un risque de propagation à 2 silos à graisse alimentaire de 10 m³ chacun et à des réserves de produits chimiques, est présent. Un dispositif de protection est positionné dans une rue à proximité. Par mesure de précaution, les secours évacuent plusieurs habitations, soit 38 riverains. Les pompiers maitrisent l’incendie vers 7 h.

L’incendie détruit 4 500 m² de bâtiments. Un risque d’effondrement persiste, la structure métallique ayant fondu sous l’effet du rayonnement thermique. Selon la presse, l’exploitant évalue le préjudice à plusieurs millions d’euros et 90 salariés dont 15 intérimaires sont en chômage technique. Une chambre froide contenant 400 t de viandes est préservée. L’électricité est rétablie dans l’après-midi au niveau des bureaux et de la chambre froide. Les eaux d’extinction (1 500 m³) sont recueillies dans un puisard étanche (2,5 m de profondeur) et se retrouvent également dans une flaque de 10 m³ retenue par un muret d’enceinte séparant l’usine du champ d’un maraîcher. Une infiltration progressive de ces eaux se produit. Sur demande de l’inspection des installations classées, une entreprise spécialisée effectue des analyses sur la flaque et pompe les eaux non encore infiltrées. L’entreprise effectue également des carottages dans le champ voisin pour évaluer l’impact éventuel. L’ensemble des déchets liés à l’incendie est évacué et les produits chimiques présents, susceptibles de générer une pollution, sont mis en sécurité. L’inspection rencontre le gestionnaire du réseau unitaire de collecte et traitement des eaux de la ville voisine afin d’éliminer le risque de pollution lié aux eaux d’extinction.

Le feu serait d’origine électrique. L’exploitant fournit à l’inspection des IC le dernier rapport de contrôle des installations électriques.