Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 9h30, un feu se déclare dans un atelier de 600 m² d’une usine de fabrication de pièces techniques en polyuréthane de 3 200 m². Dans l’atelier central de coulée de polyuréthane, un opérateur nettoie une turbine avec un brûleur à proximité d’une benne de déchets de polyuréthane imprégnés d’un produit inflammable (1,3-dioxolane). Une première explosion se produit dans la benne, suivie d’un départ de flammes. Un opérateur présent à proximité saisit un extincteur pour éteindre l’incendie. Une seconde explosion, beaucoup plus violente, se produit alors dans la benne avec projection de déchets enflammés. L’un d’eux atteint la porte, séparant 2 ateliers, qui s’enflamme. L’ensemble du personnel présent dans l’atelier coulée et dans l’atelier finition, ainsi que le personnel administratif est évacué. Une employée appelle les pompiers. Les trappes de désenfumage sur le toit s’ouvrent et une fumée noire s’échappe. Cette dernière s’épaissit et des flammes apparaissent. Arrivés sur site, les pompiers éteignent l’incendie vers 12 h.

Trois employés sont légèrement blessés (bourdonnements aux oreilles). Les eaux d’extinction n’ont pas dépassé les limites de l’atelier et sont absorbées par les matériaux présents. Malgré l’importance des fumées noires, les pompiers ne mesurent aucune toxicité particulière dans et autour du bâtiment. L’incendie détruit un fût de 200 l de chlorure de méthylène, 2 cuves de résines de 320 l et 1 000 l et une cuve de prépolymère de 2 000 l. Par ailleurs, la toiture du bâtiment en partie détruite est composée de plaques de fibrociment amianté. Pour qualifier le risque sanitaire lié à l’amiante, une société spécialisée effectue des mesures d’empoussièrement à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment, en vue de déterminer la concentration en fibres d’amiante. Des prélèvements de matériaux susceptibles de contenir de l’amiante sont aussi effectués (murs, etc.). Les mesures d’empoussièrement indiquent qu’il n’y a pas d’amiante dans l’air intérieur et extérieur, tandis que les prélèvements mettent en évidence la présence d’amiante dans certains matériaux. Un nettoyage et une décontamination de la zone sinistrée sont programmés. L’activité sur site est mise à l’arrêt, 40 employés sont en chômage technique. L’exploitant espère redémarrer son activité sous 8 semaines.

Il prend les mesures suivantes :

  • les procédures liées à la sécurité et aux risques sont revues ainsi que la localisation des zones à risques ;
  • une étude relative à la formation d’atmosphères explosives (ATEX) est diligentée pour prévenir les risques d’explosion.

Par ailleurs, l’aménagement des différents ateliers sera modifié en tenant compte des résultats des études spécifiques (ATEX, localisation des risques). Notamment, l’atelier utilisant le produit inflammable sera déplacé à l’extrémité du bâtiment.