Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 17 h, dans une usine de traitement de l’éthanol, de fortes odeurs sont perçues lors d’une opération de distillation de ce produit. Avant distillation, les matières sèches sont retirées de l’éthanol à traiter, puis s’ensuit une phase de repos dans un bac de décantation. Les impuretés, plus légères, migrent vers le haut du mélange et la phase lourde contenant l’éthanol est envoyée sur la colonne de distillation. Dans le cas présent, l’éthanol traité avait servi pour le lavage d’appareillages et de lignes pour la fabrication de produits cosmétiques. Il contenait 7 % d’impuretés composés essentiellement d’huiles essentielles et de 1 % d’essence de parfums.

Lors du transfert sur la colonne à distiller, l’opérateur a également envoyé les impuretés. S’apercevant de son erreur, il prend l’initiative de vidanger la colonne dans un GRV. Un dysfonctionnement de l’échangeur (débit d’eau mal réglé), permettant le refroidissement du contenu de la colonne, entraîne le transfert du produit à une température de 50 °C pendant 10 h. Les essences de parfums s’évaporent entraînant des nuisances olfactives. L’opérateur referme le récipient. Les essences de parfum sont envoyées en incinération.

La quantité d’essence de parfum rejeté est estimée à 1 kg. L’odeur se dissipe 30 minutes après la fermeture du GRV.

Suite à l’accident, l’opérateur présent depuis 4 mois est à nouveau sensibilisé sur l’importance de signaler toute anomalie à sa hiérarchie. L’exploitant modifie la procédure de fabrication afin de réaliser l’extraction de la partie surnageante du bac de décantation avant de commencer la distillation.