Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 9h30, dans une usine pétrochimique classée Seveso seuil haut, une fuite non enflammée de gazole en aérosols se déclare au niveau d’un piquage d’instrumentation (débitmètre) sur une tuyauterie au refoulement d’une pompe de l’unité vapocraqueur. Le débit étant important, l’exploitant déclenche le POI et confine le personnel des unités alentours et sous les vents. Les secours du site appuyés par 3 pompiers réalise un tapis de mousse. Le mélange produit/eau/mousse est récupéré dans le réseau d’égouts du site et détourné vers un stockage. A cause du brouillard créé par la fuite du produit, et de l’accès étroit à la zone avec les appareils respiratoires, les secours internes rencontrent des difficultés pour fermer les vannes et isoler la fuite. Ils y parviennent à 12h15. L’exploitant, après avoir effectué des analyses d’atmosphère au niveau de la fuite et des égouts, lève le POI à 13h05. Il vérifie l’isolation du robinet de la ligne.

Produit véhiculé : gazole léger :

Q = 4 000 t/h, P = 9 bar, T = 200 °C.

Point éclair du produit : 92 °C

Point d’ébullition  : 198 °C

Point d’auto-inflammation : 453 °C

D’après le débit de fuite et la durée de l’évènement, la quantité de gazole rejetée peut être estimée à 8 t en 3 h.

Le piquage d’instrumentation à l’origine de la fuite est en inox. Une des hypothèses pouvant expliquer la rupture est que le piquage a été soumis à des vibrations ou à la contrainte d’une barre d’échafaudage en appui dessus. L’exploitant vérifie la métallurgie et le couple de serrage du piquage.