Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 1h15, la perte d’alimentation électrique d’un transformateur 225 KV de la centrale électrique alimentant une aciérie entraîne la mise à l’atmosphère de gaz de cokerie. L’aciérie est alimentée en électricité par 3 transformateurs 150 MVA d’une centrale électrique qui transforment le 225 KV en 63 KV. 2 postes d’alimentation desservent l’électricité vers les unités. Chaque poste est doté de 2 transformateurs de conversion du 63 KV en 20 KV.

Lors de la remise en fonctionnement d’un haut-fourneau mis à l’arrêt pour maintenance, un des transformateurs 225 KV – 63 KV se met à chauffer. L’exploitant le couple avec le 3ème transformateur de secours pour pouvoir déconnecter le transformateur qui chauffe. C’est la procédure. Lors de cette opération une perte de disjoncteur de sortie 63 KV provoque l’arrêt de l’alimentation électrique de l’aciérie. Cette perte d’alimentation électrique entraîne l’arrêt des extracteurs de gaz de cokerie et leur mise aux chandelles (mise à l’atmosphère). Ces gaz contiennent du CO, de l’H2S, du CH4 et d’autres COV comme le benzène. Les quantités rejetées sont estimées à 66 t de CH4, 6 t de benzène et 31 t de CO.

La cellule de crise est opérationnelle à 2 h. Le POI est déclenché à 2h26 et 100 personnes sont confinées. Un réseau de mesure d’air est mis en place. A 4h30 le confinement est levé. A 5h10 le courant revient sur un des 2 transformateurs principal permettant d’alimenter 50 % de la cokerie dont les 2 extracteurs de gaz. A 6h07 les chandelles à la cokerie sont fermées. Le site repasse sur le 3ème transformateur de secours car le disjoncteur du 2ème transformateur est en défaut. Le POI est levé à 6h30.

Suite à l’événement, un diagnostic des installations électriques, demandé par l’inspection des installations classées, est réalisé par une société tierce en se focalisant sur la fiabilité des équipements. De nombreuses préconisations concernant l’entretien et la maintenance des installations en découlent. Le scénario accidentel, exclu de l’étude de danger du fait de l’absence d’effets létaux ou irréversible observé est intégré à la prochaine révision compte tenu de l’impact visuel et des concentrations importantes en CO et H2S au niveau du sol.

Un événement similaire a eu lieu le mois précédent sur le site (ARIA 51898).