Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 16 h, une fuite de gaz enflammée se forme sur une conduite de gaz en cours de maintenance dans une entreprise sidérurgique. La pression mesurée est de 65 mbar. Le sous-traitant en charge des travaux sur cette conduite est transporté à l’hôpital suite à des brûlures. L’incendie est maîtrisé par l’application de procédures internes : refroidissement et protection des installations à l’aide de lances, puis arrêt des consommateurs de gaz de cokerie (laminoir à chaud et clients externes), arrêt de la récupération du gaz de cokerie et passage du gaz aux chandelles, injection d’azote dans la canalisation pour appauvrir le gaz et éteindre la flamme. Les extracteurs de la cokerie sont arrêtés à 19 h. A 21h30, la pression dans la conduite a chuté à 3 mbar. A 22 h, la flamme est éteinte. 

L’accident est survenu lors du remplacement de la boulonnerie sur une bride de la canalisation. Il n’avait pas été identifié de possibilité de présence de gaz pendant l’opération malgré la proximité du gaz. Or du gaz s’échappait d’un piquage corrodé sur la tuyauterie, situé à proximité de la zone de travaux. Ceux-ci ont été réalisés avec une boulonneuse/dé-boulonneuse électrique qui a enflammé la fuite de gaz. Les risques analysés au préalable des travaux n’avaient pas été bien identifiés. Cette sous-évaluation du risque a conduit à l’utilisation de matériel non adapté.

Suite à l’événement, l’exploitant modifie les modes opératoires en sécurité (MOS) avec un contrôle systématique de l’épaisseur de la tôlerie à proximité des interventions et la mise en place de moyens de prévention et/ou protection adaptés à la situation. L’inspection des installations classées demande en complément des éléments sur le niveau de formation des rédacteurs des MOS. Il est également demandé de transmettre la liste des piquages, de leurs usages et le cas échéant d’en planifier leur suppression.