Pollution
Humain
Environnement
Economique

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Caractéristiques de l’ouvrage :

DN : 100

Pression : 55 bar

Année de construction : 1981

Ligne en acier carbone TU42B de 8 900 m de long

Une fuite d’hydrocarbures se produit au niveau d’une entrée en terre d’une canalisation calorifugée sur un site d’extraction et d’expédition d’hydrocarbures. Vers 18h30, un particulier découvre une pollution sur le dépôt et appelle l’agent de sécurité du site. La fuite est localisée, puis isolée. Un merlon de sable est mis en place autour de la zone polluée. La production et l’expédition du dépôt sont arrêtées.

Conséquences

Le volume de produit rejeté est estimé à 600 l de pétrole brut épandus sur 30 m². Le lendemain, une société spécialisée excave 2 m³ de sable pollué. Les déchets sont stockés dans une benne étanche avant évacuation en centre de traitement agréé. La canalisation est réparée par découpe et remplacement de la zone endommagée. La production et les expéditions du dépôt reprennent vers 14h30.

Causes

Les premières constatations mettent en évidence un percement par corrosion du pipeline dans une zone calorifugée. 

L’analyse des causes montre que :

  • le calorifuge présente un défaut d’étanchéité au niveau d’un raccord servant à la protection foudre ;
  • le tronçon présente un défaut de peinture.

Le dernier raclage instrumenté de l’ouvrage, en 2012, n’a pas mis en évidence de corrosion dans la zone (prochain raclage en 2018). Le dernier contrôle visuel de la canalisation avec retrait du calorifugeage, en 2001, ne comprenait pas la zone de percement. Le suivi en service de la canalisation n’a donc rien détecté de façon préventive.

Mesures prises

L’exploitant :

  • lance une opération de décalorifugeage sur le reste du linéaire (d’autres zones de corrosion importante sont détectées) ;
  • remplace les parties dégradées par une nouvelle canalisation peinte et tracée avec un calorifuge adapté rendant accessible les points critiques ;
  • installe une vanne pour isoler la gare de raclage en cas de problème.

Enfin, un plan d’actions nationales est établi pour :

  • identifier et inspecter visuellement les calorifuges de différents sites ;
  • décalorifuger les zones avec risque d’infiltration d’eau (piquages, vannes, coudes montants…) et étendre ce décalorifugeage en cas de besoin ;
  • réaliser des contrôles non destructifs ponctuels sur les zones décalorifugées ;
  • s’assurer de la nécessité du calorifuge et décalorifuger de manière permanente les parties qui n’en ont pas besoin.

Enfin l’inspection des IC demande à l’exploitant de mettre à jour et de compléter le plan de surveillance et maintenance de l’ouvrage (PSM).