Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un dimanche à 17h30, une explosion se produit au niveau d’un brûleur d’une unité de fabrication d’acide chlorhydrique sur un site chimique. L’unité de production est immédiatement mise à l’arrêt et l’alerte gaz est déclenchée. Seuls des dégâts matériels liés à l’éclatement de la tuyauterie sont à déplorer.

L’explosion est due à la génération d’un mélange explosif d’hydrogène et de chlore “non réagi” dans le brûleur. La source d’ignition pourrait-être de l’électricité statique ou le rayonnement solaire. L’installation fonctionne sur la base du calcul d’un ratio hydrogène et de chlore. L’installation était en fonctionnement depuis la veille de l’accident. Le débit d’hydrogène chute progressivement pendant la nuit. Le matin, à 9 h, une baisse importante du débit d’alimentation en hydrogène déclenche l’arrêt du brûleur. Un bouchon de glace lié à la présence d’eau de condensation dans la ligne et/ou l’obstruction du pare-flamme pourraient en être l’origine. Les opérateurs de maintenance sont appelés pour purger le pare-flamme du brûleur d’H2/Cl2. Des purges du débitmètre sont également réalisées entre chaque tentative de redémarrage car ses valeurs varient. A 17 h, le brûleur redémarre. Des pics d’H2 sont observés comme si des débouchages de ligne avaient lieu. A 17h23, une forte augmentation de la valeur en H2 entraîne la fermeture partielle de la vanne d’alimentation d’H2 par le lecteur. Cette diminution d’H2 aurait créé les conditions pour que du chlore “non réagi” soit présent dans le brûleur, créant un mélange explosif au retour d’excès d’H2 ou au contact d’une poche d’hydrogène.

L’exploitant fiabilise son réseau d’alimentation en hydrogène en limitant la condensation dans sa ligne notamment par du calorifugeage et ses débitmètres d’H2. Les études de sécurité des 2 brûleurs de l’installation sont révisées avec le fournisseur de l’équipement. Le seuil de sécurité du ratio hydrogène/chlore est augmenté.