Pollution
Humain
Environnement
Economique

Plusieurs incendies et explosions ont lieu dans une usine chimique de fabrication de peroxydes organiques.

Face à l’arrivée d’un ouragan dans la région (ARIA 50399), l’exploitant a pris les précautions qui lui semblaient nécessaires et conformes au protocole de l’industrie: les opérations de l’usine sont arrêtées, des groupes électrogènes de secours sont mobilisés, d’autres sont apportés sur place pour alimenter les bâtiments de stockage (notamment 227 t de peroxydes) en cas de panne du réseau électrique, des conteneurs réfrigérés sont mobilisés sur site en tant que mesure de sauvegarde supplémentaire.

Les peroxydes organiques impliqués sont des composés qui entrent dans la fabrication de plastiques et de produits pharmaceutiques. Ils sont instables et doivent être stockés à basse température (-15°C). À température ambiante, ils se décomposent rapidement en libérant une grande quantité de chaleur.

 

Le passage de l’ouragan provoque l’inondation de l’usine, avec une hauteur d’eau de 1,80 m, et la coupure de l’alimentation électrique du site. La montée des eaux, plus importante que prévu, provoque la perte des groupes électrogènes permanents, des générateurs de secours et d’un système de refroidissement de secours à azote liquide. Le site n’est plus accessible.

L’exploitant déplace ses produits dans 9 conteneurs réfrigérés par des moteurs diesels, mais la montée des eaux noie ces moteurs.

L’exploitant s’attend, avec le réchauffement des conteneurs, à des départs de feu violents. Les autorités locales mettent en place une zone d’évacuation d’un rayon de 2,4 km

Jeudi vers 2 heures du matin, 2 explosions surviennent suivies d’un incendie provoquant des émissions de fumées noires. L’exposition à ces fumées peut provoquer des irritations.

Dans une plainte déposée à l’encontre de l’exploitant, il est allégué que ces fumées auraient entrainé des dommages corporels aux premiers intervenants ainsi qu’à d’autres personnes. Plusieurs autorités administratives mènent des enquêtes pour déterminer la part de responsabilité de l’exploitant dans l’accident et ses conséquences.

Les responsables de l’usine indiquent qu’il est inévitable que la même chose se produise pour l’ensemble des conteneurs. Un nouvel incendie se déclare le samedi vers 13 h. L’exploitant autorise alors les autorités, et en collaboration avec celles-ci, à procéder à des incendies contrôlés dans les conteneurs qui n’ont pas encore pris feu. Ces opérations se terminent le dimanche.

Le périmètre d’évacuation mis en place autour du site est levé le lundi suivant.