Pollution
Humain
Environnement
Economique

A la suite de travaux de maintenance sur une pompe d’une nouvelle installation de traitement des eaux usées, 400 m³ de boues d’épuration chargées à 11 g/l de DCO provenant de la station d’épuration d’une plateforme chimique se déversent dans la LEGERE entre 23 h et 2 h. Le variateur de la pompe est tombé en panne, entraînant une panne de son transformateur d’alimentation électrique, puis l’arrêt total de la filtration. L’exploitant procède à des mesures de la DCO dans la rivière en sortie de la station et en aval pour déterminer l’étendue de la pollution. Les boues biologiques déversées inactives ont décanté dans le lit de la rivière, puis ont été progressivement remises en suspension pour être éliminées naturellement en quelques jours. Il n’a pas été constaté de conséquences notables sur la faune.

Parmi les causes identifiées, l’exploitant note :

  • une forte concentration de boues dans le bassin aérobie, ce qui a tendance à colmater les filtres ;
  • le découpage et les responsabilités à clarifier entre les installations existantes et nouvelles ;
  • la gestion de l’équipe d’astreinte : les équipes en astreinte sur le site ont été appelées mais ne sont pas intervenues, car elles pensaient que la présence des équipes de travaux suffisait ;
  • la gestion des pièces de rechange, ce qui aurait permis de réparer rapidement le variateur ;
  • l’atteinte trop rapide du niveau haut du bassin en amont de la filtration, insuffisant par rapport au temps nécessaire pour traiter l’incident.

Les suites :

Après l’accident, l’exploitant fait expertiser les variateurs de la station par son fournisseur et l’ensemble des installations électriques par une société spécialisée. L’exploitant et la société ayant conçu la station mettent en place une déviation des effluents vers un bassin de 3 600 m³ en cas de problème. L’inspection des installations classées demande à l’exploitant de s’organiser pour une meilleure réaction à ce type d’accidents et de préciser les mesures prises pour le retour au bon état du milieu. L’exploitant révise sa procédure de crise pour intégrer ce type d’accident et formaliser les mesures préventives décidées lors de l’analyse des causes.