Pollution
Humain
Environnement
Economique

A 17h30, de la radioactivité est détectée sur un camion sortant d’une installation de traitement de déchets dangereux classée Seveso seuil bas après avoir collecté un déchet liquide. Les pompiers réalisent des mesures pour déterminer la source de l’émission et pour estimer l’exposition du personnel aux rayonnements ionisants. La source identifiée est un mélange d’eau et de charbon actif de 600 kg qui vient d’être déchargé par le camion sur le site. L’exploitant contacte l’autorité de sûreté nucléaire pour savoir comment gérer les déchets. Le camion et la mélasse eau/charbon actif sont placés en décroissance radioactive dans une partie de l’exploitation éloignée des installations durant 3 semaines. Un contrôle radiologique est effectué sur le personnel sans constat de contamination. Les pompiers se rendent chez la société qui a livré le chargement afin de les prévenir de la présence de radioactivité dans leurs matières et d’en rechercher la source.

Le mélange provient d’une entreprise où l’eau d’une nappe souterraine est traitée par adsorption sur du charbon actif, suite à une pollution par du perchloroéthylène (1,1,2,2 tetrachloroéthène) et du trichloroéthylène (1,1,2 trichloroéthène). Ce traitement produit comme déchet le charbon actif mouillé à l’origine de la détection radioactive sur le site de traitement des déchets. La radioactivité identifiée proviendrait du radon, naturellement présent dans les eaux souterraines au droit du site, adsorbé par le charbon actif. L’exploitant qui réalise le traitement de l’eau de nappe devra prendre des précautions pour ne pas exposer ses employés, notamment lors du remplacement du charbon actif usé et de sa manutention.