Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un dimanche vers 16 h, dans un centre de tri implanté dans un port fluvial, un feu se déclare dans un bâtiment de 3 700 m² abritant la chaîne de tri sélectif, l’activité de mise en balle et des stocks de déchets triés (plastiques, papiers, cartons, encombrants). Le gardien donne l’alerte. 160 pompiers interviennent avec 17 engins et 6 lances à mousse. Les voies de circulation routières du port fluvial sont fermées pendant l’intervention. Un secouriste, blessé, est transporté à l’hôpital. L’incendie est éteint vers 2 h du matin. Des rondes de surveillance sont réalisées les jours qui suivent.

3700 m² ont été détruits. Les eaux d’extinction ont été confinées grâce à la fermeture des 3 vannes isolant le réseau.

Un arrêté de mesures d’urgence est pris. Il conditionne le redémarrage des activités à :

  • la vérification du caractère exploitable des bâtiments par un expert compétent ;
  • la réalisation d’une analyse des causes et la mise en place de mesures pour éviter la survenue d’un événement similaire ;
  • la révision des procédures d’exploitation afin de garantir une sécurité maximale des activités ;
  • la vérification du bon fonctionnement des dispositifs de sécurité ;
  • le renforcement des rondes de surveillance sur site (y compris en dehors des heures d’exploitation).

L’exploitant émet l’hypothèse d’un acte criminel. En effet, il a constaté l’existence de 3 foyers distincts et éloignés les uns des autres. Un incendie s’était déjà produit un an auparavant dans ce même centre de tri (ARIA 48319).