Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un rejet de biogaz se produit lors de l’ouverture par intermittence des soupapes des 3 digesteurs d’une installation de traitement des eaux usées. L’exploitant arrête le rejet qui émet 3,834 t de biogaz dans l’atmosphère.

L’accident a lieu alors que l’un des 2 gazomètres de stockage du biogaz est isolé et consigné. L’ouverture des soupapes est liée à une montée en pression dans les digesteurs, suite à l’isolement de différents équipements en aval. En effet, le gazomètre non consigné s’est isolé par sécurité suite à une alarme de niveau bas de l’eau dans sa garde hydraulique. De manière anormale, il y a alors eu isolement des 3 lignes de production en provenance des 3 digesteurs. La torchère est censée se mettre en fonctionnement pour évacuer et éliminer le biogaz lors d’une fermeture des 2 gazomètres. Cependant, la vanne du gazomètre consigné, qui avait été mise en mode hors procédé par l’exploitant (complété par verrouillage par cadenas), n’envoyait pas un signal d’état “fermé” à l’automate de contrôle (elle était considérée en état “indéterminé”). L’automate n’a pas ouvert l’accès à la torchère car il ne recevait qu’un seul signal de gazomètre fermé. S’en est suivi la montée en pression des dômes des digesteurs puis le rejet atmosphérique.

Après l’accident, l’exploitant modifie la conduite de son procédé de manière à permettre le déclenchement de l’ouverture de la torchère sur la base de ses capteurs internes de pression. Il modifie également la vanne du gazomètre pour qu’elle produise un signal “fermé” en cas de consignation de l’équipement.